Joies et déboire…

‘Un dimanche soir sur la terre’ : il fait 32° chez JC et la semaine a passé à la vitesse du son…

On a été totalement absorbés par les préparatifs pour Gaïa : récupérer les batteries neuves qui étaient bloquées en douane à cause d’une panne informatique, faire réparer le fond de l’annexe qui était percé,  trouver du tissu pour faire ‘pare-soleil’, trouver une cocotte-minute à la bonne dimension des coffres de rangement (6 litres), faire le carénage, changer le sondeur, réparer tout ce qui fonctionne mais qui pourrait mieux fonctionner,  nettoyer, ranger, dégripper…

Bref, une semaine de courses, de travaux, de bricolage ! Malgré la présence de 2 hyper marchés (Carrefour et Hyper U) on ne trouve pas de tout… Il faut dire qu’on  est quand même à 7000 Kms du 1er point d’approvisionnement (Nouvelle-Zélande ou Etats-Unis) : cela rend parfois les choses sportives,  donc on ne pinaille pas sur le choix de la couleur des draps !
Quand on a déplacé pour la 1re fois Gaia très tôt le matin, vers le chantier de carénage à 1h de navigation de la Marina de Papeete, c’était la joie à bord : le Captain était pas peu fier à la barre de Gaia et quand un banc de dauphins a entouré le bateau au moment où l’on passait les feux de sortie du port de Papeete, on a pris cela comme un excellent présage…   et on était comme deux gosses tout heureux ! Le carénage s’est passé comme sur des roulettes. Pas de mauvaise surprise sur la coque en sortant le bateau,  une équipe du chantier hyper-pro,  accueillante et serviable. Par exemple,  pendant que Gaïa était sur cale sèche, ils nous ont livré ‘à bord’ les 3 batteries neuves et le stock de bouteilles de gaz pour la cuisine d’un coup d’élévateur.  Hop, 130 kgs de moins à  manipuler pour nos petits bras…  Toutes ces petites choses qui rendent la vie plus douce et qui sont faites avec le sourire. Ca fait chaud au cœur. On constate dans chaque situation que la gentillesse est la règle et l’énervement quasi inexistant… Je me demande pourquoi on se prive d’une telle qualité de vie en ‘métropole’, parce-que franchement ça ne coûte pas plus cher et le résultat est tellement plus agréable au quotidien !

Hier tout était nickel,  on était sur un corps mort à la marina d’Arue et ravis d’envisager de s’installer vraiment  sur Gaia.

Dans le soleil couchant, on a étrenné l’annexe pour aller sur terre, avant de dormir chez JC une dernière nuit.

Samedi après midi, grosse émotion en retrouvant notre annexe au fond de l’eau ! Oups, petit moment de solitude… On a l’a récupérée au bout de l’amarre et on a tout de suite rincé le moteur à l’eau douce en espérant qu’il ne soit pas foutu… Bon, j’ai pas fait trop de photos,  l’ambiance n’était pas vraiment au reportage !

Autopsie : certainement trop gonflé, un boudin s’est décollé avec la chaleur et  le compartiment entre les 2 boudins n’était pas si étanche que ça… On pense que le revêtement (hypalon) a été fragilisé par le soleil et n’a pas résisté !

Un peu déprimés, on est rentrés chez Jean-Claude pour essayer de bricoler le moteur, mais les vis étaient tellement rouillées qu’Alain a renoncé. Le matériel doit être particulièrement bien entretenu dans ces zones tropicales qui malmène les matériaux.
Il ne reste plus qu’à attendre lundi pour l’amener à réparer et trouver une nouvelle annexe – d’occasion si possible, même si le marché de l’occas n’est pas du tout actif pour des ‘petits moteurs’-. Ici, la règle c’est plutôt des gros catamarans avec de grosses annexes -par rapport à Gaïa-.

Ce matin on a fait du ‘bateau stop’ pour monter sur Gaïa et continuer les bricolages : mise en marche du téléphone par satellite (Iridium) pour avoir la météo et en cas d’urgence,  , installation des batteries, mise en route du sondeur… 

Installation des batteries neuves

Il fait toujours aussi  anormalement chaud. 32° à l’intérieur de la maison. Le soleil cogne fort ! Sur le bateau on boit autant d’eau qu’on l’évapore… on frôle les 50 degrés –dixit Alain qui ruisselle en bricolant dans la cabine arrière tribord ! – Le changement climatique a aussi un impact ici…

Aujourd’hui, Ida organisait encore une fête pour l’anniversaire d’une amie. Il y avait une 15aine de personnes, des ‘demi’ (1/2  polynésien.ne  et 1/2  autre, sachant que le ‘autre’ va de la Chine à la France en passant par l’Algérie ou le Bénin) . C’est fou comme l’être humain se balade !  Il y avait aussi des amis originaires d’autres archipels.

J’aime bien la façon dont les fêtes se passent ici… chacun apporte quelque chose, dans sa glacière, arrive à l’heure qu’il veut, repart à l’heure qu’il veut. La table reste garnie toute la journée et le coup de fourchette est sacrément costaud ici : on attaque vers 11h30 et on termine vers 20h. Barbecue de poisson, viandes, poisson cru sous différentes formes, légumes locaux (tarot, fruit de l’arbre à pain, patates douces). On ne force pas trop sur la salade !

Je sais maintenant faire le poisson cru à la Tahitienne et je pense que ça va être notre plat principal sur le bateau … Miam !

Les sardines crues au lait de coco n’ont plus de secret pour moi grâce à Coco
Allez, ca va être ça notre spectacle dès qu’on aura mis les voiles…

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