Tahaa, l’île vanille

Vendredi 3 mai – Après avoir rechargé les batteries à la Marina d’Apooiti de Raiatea : ménage, douches, lessive à l’ancienne- dans un seau, à la main– rechargé le frigo de légumes frais, s’être baladés dans l’île, avoir eu plein de discussions sympas avec les voisins ‘voileux’ de la Marina lors d’apéros, on a levé l’ancre vers Tahaa, l’île vanille. Toute petite nav d’une 1h à peine, sous un bon vent, à la voile.  Cool ! Arrivée Baie D’Apu.

Ensuite, faut bien penser au repas de midi et le temps de dire : ‘ Alain sort le harpon’ et hop, 2 poissons sont déjà dans le cockpit. On applique la méthode polynésienne : prélever uniquement ce dont on a besoin, et pas plus ! A méditer…Comme il y a beaucoup de vent, on n’est pas très motivés pour faire trempette l’après-midi. On se met en mode ‘temps calme’ : bouquiner, regarder les autres bateaux au mouillage, bricoler et se préparer pour notre soirée Tahitienne avec spectacle de danse, oui, oui. Sur les bons conseils de ma cousine Brigitte qui a été sage-femme pendant 4 ans à Tahaa : ‘le meilleur spectacle de danse que j’ai eu l’occasion de voir en Polynésie’. On n’allait pas se priver de ça quand même … Donc on a réservé pour le ‘Ficus’, qui est juste en face de nous. A 18h on se rapproche, petite balade à pied au bord du lagon, c’est tellement calme et paisible. ‘Iaorana’ –bonjour- (en traînant un peu sur le a), par-çi, Iaorana par là, à chaque fois que l’on croise quelqu’un sur la route… A 19h, on se rend au Ficus et on arrive avec les bateaux charters : déversement d’Etats-Uniens, de Français… On est bien 70. L’accueil du touriste est bien rodé, chants, yukulélé, fleurs dans les cheveux, mais tout est chaleureux. Il y a juste un petit coin pour les ‘non charters’. Nos voisins de table, Céline et Niels, sont très sympas, alors on regroupe nos tables. Ils viennent de Montpellier. Céline travaille dans une grande enseigne, manage une équipe de 4 personnes ‘le chiffre on s’en fout –pas totalement quand même- le principal, c’est que notre équipe soit en forme’. Super nature, très vivante, sociable et rigolote. Le four tahitien est ouvert, très bien expliqué, mais les mets manquent de goût ! Le spectacle de danse Tahitienne est une première pour nous mais il ne donne pas des frissons non plus. Certes, les danseuses sont belles, les couronnes de fleurs autour des hanches donnent un chaloupé exceptionnel, mais il manque un petit supplément d’âme. Le spectacle est aussi dans la salle, toutes ces personnes accrochées à leurs smartphones en train de photographier, on a l’impression d’être dans le film ‘camping’, ça manque de classe ! Bonne fin de soirée, Régis, l’un des 3 médecins de l’île vient discuter avec nous, hélé par Céline et nous invite à venir passer le wik avec ses amis dans un motu (ilôt entre la barrière de corail et la terre) à 1h30 de navigation. On décline l’invitation, car on a une mission : retrouver la maison où a vécu ma cousine au fond de la baie d’Apu.

Samedi 4 mai Avec les jumelles et les indications qu’elle nous avait données, on l’a retrouvée assez facilement le lendemain. Au bord de l’eau, il y avait une femme avec deux enfants qui se baignaient. ‘Iarorana, on cherche la maison de Brigitte, qui a été sage-femme ici il y a 4 ans, est-ce que tu la connais ?’ : ‘Oui, oui, j’ai bien connu Brigitte et André, ils étaient gentils et calmes. C’est elle qui a accouché ma fille lors de la naissance de Daniel, mon petit-fils.’ Elle nous a amenés vers la maison. ‘Il n’y a pas de locataires en ce moment. Après Brigitte, il y a eu un couple d’instituteurs d’ici, mais c’était alcool, bruit, bagarres, et ils ne payaient pas leur loyer. Alors, un jour, on les a fait partir. La maison là, à côté c’est la mienne et celle de l’autre côté, c’est une locataire, calme’. On a salué les poissons devant chez elle, comme Brigitte nous l’avait demandé. Une grosse tortue s’est même présentée dans le lot. Très chouette ! On est ensuite partis se balader à pied, le long de la route. Quelques minutes après, une voiture s’arrête. C’était Timi et Fanny, qui nous proposent de nous faire un petit tour: ‘On a un peu de temps, ca nous fait plaisir de vous faire découvrir notre belle île’. Un pur moment de bonheur. Chacun se raconte un peu…

Fanny qui a du choisir entre son mari et son travail et qui ne regrette pas du tout d’avoir choisi son mari : ‘Il est très gentil avec moi, j’ai beaucoup de chance’. Ils ont 2 enfants, une fille qui est enseignante et un garçon qui est skipper. ‘Nous, on voulait qu’il soit enseignant, comme son grand-père, comme son père et comme sa sœur, mais lui depuis tout petit il voulait ‘conduire les bateaux’. Quand il a eu son bac, il a demandé d’aller faire la marine, mais on a dit ‘non’, donc il est allé à l’université pendant 2 ans. A 18 ans, il nous a dit : ‘maintenant c’est moi qui choisis.’ Et il a passé son brevet capitaine 200.Il est très heureux dans son métier de skipper. Ce qui compte, c’est qu’il soit heureux. Il me dit toujours de venir sur le bateau, mais moi, je n’aime pas trop la mer, j’en ai un peu peur, je ne sais pas si bien nager. Pendant 10 ans, je me suis occupée de ma mère qui avait Alzheimer . Elle était très gentille, mais c’était très prenant quand même. Là, on va s’occuper de ma-belle mère, 2 soirs par semaine. On fait un roulement avec le frère et la sœur de Timi. On arrive à 18h et on repart le matin. C’est pas du tout dérangeant, la maman de Timi est très gentille, on aime bien être là-bas. Et puis, c’est normal de s’occuper de ses parents. Je suis très croyante,  c’est le seigneur qui m’aide à être meilleure’.

Timy est instit. Il a commencé sa carrière aux Australes puis aux Tuamotu avant de pouvoir revenir à Tahaa. Il prend sa retraite dans quelques mois. Il est calme, très attentionné, nous explique les lieux. On le retrouvera quelques jours plus tard dans son école, juste à côté du collège: super cadre pour les enfants et ramassage scolaire efficace !

Son père était un grand producteur de vanille de l’ile  et il lui a transmis tous les secrets de cette plante si précieuse ici et considérée comme une des meilleures au monde.  D’ailleurs, quand il sera à la retraite, il va planter 500 pieds. ‘Mais pas plus’ dit Fanny ‘car après et on n’a plus le temps’.  ‘De quoi ?’ ‘De profiter de la vie’.‘Il faut faire attention aux voleurs de vanille. Il y en a régulièrement. Il faut dire qu’à 120€  le kilo de vanille sèche, ça attire les voleurs.  On essaie de planter dans un coin un peu éloigné et on évite d’en parler. Mais ça ne suffit pas…’ .On discute aussi de  son métier, ‘maintenant on nous demande d’apprendre aux enfants le français bien sûr, mais aussi le polynésien et l’anglais. ‘On n’a plus le temps de bien travailler. Et avec la loi Blaquer, les choses vont continuer à se dégrader. Dans mon école, il y avait 15 classes quand je suis arrivé il y a 20 ans, maintenant il y en a 7 : les polynésiens ont moins d’enfants aujourd’hui’. Après plus d’une heure à nous balader dans l’île en voiture, ils nous ont redéposés devant l’annexe. On  leur a proposé de passer sur le bateau, mais ils étaient occupés. ‘Ca nous a fait plaisir de vous rencontrer’ ont-ils conclu… Grands signes, sourires, ‘à bientôt’. Et nous, on est juste restés  scotchés par tant de gentillesse … C’est la meilleure part de l’humanité qu’on redécouvre ici.  

Lundi 6 au vendredi  10 mai -Motu Tau-tau, Tehotu, Tauvahiné, Baie de Haamene.  Ce matin, hop, on part vers le Motu Tau-Tau (1h de nav) considéré comme un des meilleurs spot de Pamatu (palmes- masque- tuba) –ou snorkeling pour ceux qui ne connaissent pas le français – de Polynésie…  Et bé, c’était top ! un sublime jardin de corail, eau transparence, grand soleil, couleurs du lagon émeraude, poissons à gogo, canyons de corail du blanc au violet, un truc de dingue !!! On y a passé des heures.

Mardi, on est allés dans la baie de Tapuamu (1h de nav) visiter la distillerie T Rhum du domaine de Pari-Pari. Un jeune enthousiaste nous a expliqué : ‘On achète la production à 43 familles – canne à sucre bio – on existe depuis 2005 – tout est artisanal – Il est Grenoblois, est arrivé ici comme stagiaire de BTS ‘assistant de gestion’ il y a 2ans 1/2 et n’est pas reparti… Le patron, Laurent, est arrivé de Paris en 2005 avec sa femme. Ils sont tombés amoureux de l’ile. Pari- pari : c’est à la fois la référence à Paris et au petit mont ‘Pari’ qui est derrière leur maison. La distillerie est tout mignonne, en bord de route, devant le lagon. Une petite unité à taille humaine, dans laquelle tout le monde à l’air d’y trouver son compte. On repart avec une bonne bouteille, normal, faut bien recharger la provision ‘apéro’ !

Après avoir fait les courses au petit magasin du village – poulet congelé, pain, lait , on est allés  chercher un peu plus loin sur le bord de la route des produits frais qu’on achète à Violette : pamplemousses et des bananes.Dans la foulée,  on est repartis vers le motu ‘Tehotu’(1 h de nav). Un petit miracle, face à Bora Bora. Des couleurs fabuleuses du lagon, un calme absolu. Pure soirée avec un coucher de soleil enfin digne de ce nom –sans être le plus dingue non plus-  sur Bora Bora.  

Ensuite, dimanche 5 mai, on est partis dans la baie d’Urepiti (1h de nav), où nous avons fait une belle balade et retrouvé le bateau ‘Uproar’ avec Ross, Liza et 2 amis : bon ben, apéro sur Gaia alors !…Arrive Noé très souriant, il s’approche pour nous signaler que la bouée sur laquelle nous sommes est à lui, mais pas de problèmes, on peut rester pour la nuit, il n’attend pas d’autres clients dans le cadre de son activité de botaniste qui propose des sorties à la journée. Si on veut, on peut se mettre sur son ponton pour bénéficier du wifi gratuit, et oui, c’est bien lui qui est dans le lonely planet : ‘tu as la dernière édition ? je peux prendre en photo ce qui est écrit ? ‘ Oui, bien sûr’. Il nous raconte un peu sa vie : je suis né ici il y a 35 ans, quand mes parents sont arrivés là après une longue navigation. Ils ne sont pas repartis et c’est leur catamaran qui est là, sur le ponton. Mon père se balade encore régulièrement avec, pas plus tard que cet après-midi’.

Lundi 6 au vendredi  10 mai -Motu Tau-tau, Tehotu, Tauvahiné, Baie de Haamene.  Ce matin, hop, on part vers le Motu Tau-Tau (1h de nav) considéré comme un des meilleurs spot de Pamatu (palmes- masque- tuba) –ou snorkeling pour ceux qui ne connaissent pas le français – de Polynésie…  Et bé, c’était top ! un sublime jardin de corail, eau transparence, grand soleil, couleurs du lagon émeraude, poissons à gogo, canyons de corail du blanc au violet, un truc de dingue !! On y a passé des heures.

Après avoir fait les courses au petit magasin du village – poulet congelé, pain, lait , on est allés  chercher un peu plus loin sur le bord de la route des produits frais qu’on achète à Violette : pamplemousses et des bananes. Dans la foulée,  on est repartis vers le motu ‘Tehotu’(1 h de nav). Un petit miracle, face à Bora Bora. Des couleurs fabuleuses du lagon, un calme absolu. Pure soirée avec un coucher de soleil enfin digne de ce nom –sans être le plus dingue non plus-  sur Bora Bora.

Coucher de soleil sur Bora Bora

 Réveil à 6h , Alain se met à briquer le pont, puis on part en annexe vers le motu, les couleurs du lagon sont éblouissantes. Des gens pêchent là, sont installés sur la plage, petit salut, Alain part avec le harpon et en 15 min on a un notre repas du jour. Le jardin de corail est très beau, mais quand je me retrouve presque nez-à -nez avec un petit requin de 2 m, j’ai palmé à fond jusqu’à l’annexe. ‘Euh, c’était pas prévu ça… ça fait un peu peur non?’. Alain se marre : ‘les petits requins ont peur de toi aussi’. Après enquête, ça va , les requins sont dans la plupart des cas inoffensifs en Polynésie. Et ça va dire quoi, ‘dans la plupart des cas ?’

Le requin revient près de l’annexe…

samedi 11 mai, on retrouve JC qui a fait ‘Regata Pearl Tahiti’, une régate sur 4 jours entre Tahiti et Tahaa,qui rassemblait 50 bateaux et qui s’est finie en grosse soirée sur un motu.

Demain, on part sur Bora Bora…

Huahiné, ses pêcheurs, ses voyageurs.

Huahiné est une île entourée par le récif, comme toutes les Iles de la Société (Tahiti, Moorea, Huahiné, Raiatea, Tahaa, Bora-Bora, Maupiti…). Elle est scindée en deux, reliée par un pont,  et une route permet d’en faire le tour : 60 km en tout et pour tout.

Huahiné signifie ‘la femme’, un peu comme la ‘vahiné’. On ressent davantage ici le rythme calé sur celui de la nature, la pêche, le coprah (pour son huile). Les arbres fournissent ‘Uru’, (fruit de l’arbre à pain), avocats, pamplemousses, bananes, fruits de la passion. Ici, il faut surtout prendre le temps de dégager les arbres des assauts des herbes, des lianes, des arbustes,  favorisés par le cocktail régulier pluie/soleil. Les jardiniers ont de quoi faire : tondre, tailler, tondre, tailler au moins une fois par mois,  toute l’année !

A Huhiné, il y a la tante de la femme de JC : Miriama. Elle y vit depuis sa pré-retraite, prise à 52 ans. C’est l’île de son père et elle y a une maison, au bord du lagon. Elle est active socialement, comme beaucoup de femmes ici. Elle participe à un groupe de danse, de soutien aux ‘évasans’ (évacués sanitaires), à la paroisse. D’ailleurs, c’est avec elle qu’on est allés au ‘culte de Pâques’ à Maroe. Une 100 aine de fidèles, surtout des femmes et plutôt âgées, élégantes en blanc et en ‘savates’ (tongs) avec de très jolis chapeaux généralement en matières naturelles (bois de pandanus, bambou, fleurs…). Le culte et les chants  étaient en tahitien, c’était très agréable et beau,  j’ai même reconnu quelques airs de chants, comme ‘à toi la gloire…’ et j’y suis allée de ma petite ritournelle en français. La classe !

Le vin et le pain de la Sainte -Cène étaient remplacés par de l’eau de coco et du pain de coco, on a trouvé cette adaptation aux réalités locales  pleine de bon sens. Mais il parait que cela n’a pas été du goût de certains paroissiens ! Ensuite on est allés avec Miriama manger dans un restaurant le ‘Mahi Tahiti’, avec le four Tahitien,  une tradition : on cuit sur des pierres, recouvertes de sables et terre, pendant des heures, à l’étouffée, du porc/poulet/veau/poisson/bénitier/banane/tarot/patate douce/igname/uru, entourés de feuilles de bananiers. Puis, chaque met  est présenté avec du lait de coco ou une autre sauce ou nature. C’est très bon ! Les Tahitiens présents avaient un sacré coup de fourchette : les assiettes étaient remplies et re-remplies… Quel festin !

On a aussi pris le temps de visiter l’île en voiture, l’occasion de faire d’autres rencontres : un pêcheur/tatoueur visiblement très heureux de son sort :

‘pour pêcher, c’est là devant, quand on a assez on s’arrête et on recommence après’ ‘Mon tatouage au cou ? c’est le parc à poisson qui est devant ma maison et le reste des motifs, c’est ma famille, la nature’. Une petite famille de ‘voileux’  avaient loué 2 scooters et on a ramené les enfants trempés par plusieurs ‘grains’ : ils nous ont invités à prendre l’apéro sur leur catamaran : partis pour un 1 an il y a 4 ans, avec 4 enfants. Moments de partage, d’échange de ‘bons plans’, de récits, de leur grosse frayeur quand leur catamaran a eu une grosse voie d’eau au départ des Marquises, avec intervention d’un avion venu de Papeete -4h de vol- et d’un bateau secours avec une motopompe qui a été transportée à bord pour évacuer l’eau et faire un début de réparation… Tout  s’est heureusement bien fini ! On commence à ‘entrer dans le rythme du voyage’, à prendre le tempo avec Gaïa, à avoir un peu moins de bricolages à faire, à être plus disponibles pour notre environnement. Et puis, ça y est, Alain a repéré les poissons à pêcher et depuis quelques jours, on se régale !

C’est quand même grandiose d’assurer son repas de cette manière. Et c’est tellement beau de voir cette vie et ces couleurs dans les ‘patates de corail’. J’ai vu une très belle ‘raie léopard’ : grande,  majestueuse et gracieuse. A moins d’un mètre de moi !  Pas trop rassurée au début : ‘euh, t’es qui toi ?’ mais finalement en restant bien tranquille tout se passe bien. Et surtout en allant demander aux gens ou s’assurer ensuite dans les bouquins qu’on ne craint rien.  Pas mal de pluie/grains ces jours çi, on est dans la fin de la saison des pluies. Mais, même sous la pluie il fait chaud !

On est à Raiatea.. le voyage continue…Raiatea, sa rivière et ses grains… Après 5 heures de navigation vraiment pas confortables entre Huahiné et Raiatea- vent arrière faible, mer courte et croisée, on a été très secoués-  on s’est posés dans la baie de Faaroa ! un très bel endroit, à l’embouchure de la seule rivière navigable de Polynésie – sur 2 kms -… qu’on a remonté en annexe, à la rame. C’était beau, paisible…

En cours de route, André nous a fait visiter son jardin, un petit Eden :2 ha qu’il cultive avec son père. ‘J’ai ma pension d’ancien militaire et le champs c’est pour nourrir la famille, vendre un peu le surplus. Ici, je suis bien, je n’ai pas de ‘boss’. Nous sommes repartis avec un ½ régime de bananes, des tarots, des patates douces, des fruits…  et lui partait s’entrainer en ‘va’a’ la pirogue, en perspective de la grande course chaque année début novembre.La va’a est vraiment le sport national ici.

On a partagé ½ régime de bananes avec les 2 autres voiliers au mouillage : des Etats-Uniens et un Belge. Tous sympas ! Apéro, discussions, bière/rhum, dodo.